Bonjour et bienvenue

« Si je ne suis pour moi, qui le sera ?
Et si je ne suis que pour moi, qui suis-je ?
Et si pas maintenant, alors quand
? »

(Hillel, Les Maximes des Pères)

Alors voici ce blog. Pour moi. Pour toi, lecteur. Pour ici, et maintenant.


lundi 15 juin 2015

Il était une fois un pèlerinage...


Non pas en Terre sainte, ni en Terre promise. Mais en Terre espérée.

Une Terre qu’on nommerait la Paix. Et où règnerait le dialogue, l’écoute, le respect.

Cette Terre de Paix se mérite. Il faut des vaisseaux solides pour l’atteindre, car on navigue en eaux troubles et les tempêtes se succèdent.

 
Ce week-end, à la Bellevilloise, nous avons pris le large.
Pour un pèlerinage en décalage.

 
Tous.
Arabes et juifs.
Palestiniens et israéliens.
Laïcs et religieux.

Complètement décalés, par rapport aux positions politiques dominantes, par rapport aux clichés, aux stéréotypes.

 
Guidés par des artistes engagés, tels Yaron Herman, Noa Vax, System Ali et Apo & The Apostles, et les DJ de Laissez Passer, nous avons rêvé ensemble la Paix.

Gros coup de coeur pour System Ali... Ils ont créé une maison en Israël (à Bat Yam), dédiée au dialogue, à l'apprentissage du vivre-ensemble, à la lutte contre les discriminations, les préjugés... Une beau projet!


La Paix, nous y sommes arrivés à l'issue du voyage.
C’est une belle Terre. Où règne la beauté et l’amour :)

Un grand grand merci aux organisateurs, aux artistes de tous bords.
Merci pour les riches échanges – avec les artistes ! – et les doux breuvages partagés ensemble dans le jardin.
Merci pour le clubbing du dimanche soir – idéal pour s’étourdir un peu avant une semaine qui promet d’être dense !
Merci Inès et Kenza, et tous les bénévoles, et les videurs compréhensifs, et les serveurs sourds, et les rencontres heureuses.

 
Petite Pastèque, qui démarre la semaine avec des étoiles dans les yeux (et un peu le mal de mer)


PS : de belles vidéos arrivent prochainement (System Ali, notamment) dès que j'ai du temps (hum... je fais au mieux!)

dimanche 14 juin 2015

Festival Pelerinage en décalage à la Bellevilloise : un moment de grâce

Chers amis,

Vous savez combien le rapprochement entre les individus, entre les peuples m'obsède...
Alors nous ne pouvions pas rater le Festival Pélerinage en Décalage : Off the Wall.

Le premier festival israélo-palestinien parisien. Cela fait du bien de croire que la Paix est encore possible. Hier, nous avons vécu ce rêve, cette belle idée avec des amis, et des artistes venus de tous bords pour partager non seulement ce rêve, mais aussi leurs musiques, leurs films, leurs danses....

Un trio de folie pour une impro magique : Yaron Herman, Noa et Vax et une talentueuse et magnifique rappeuse en langue arabe!

Grand moment. En particulier lorsque Yaron Herman a commencé à improviser au piano. Puis, s'est arrêté pour aller chercher dans le public Noa Vax (percussionniste), ainsi qu'une jeune fille qui a fait du beatbox et du rap en arabe.

C'était magique. Un moment unique, qu'on n'oubliera jamais.

Chapeaux les artistes. Merci pour cette belle idée, cette belle initiative.
Longue vie au Festival!

PS : Le Festival continue aujourd'hui encore à la Bellevilloise
La musique reprend à 18h et jusqu'à minuit (avec un set clubbing unique de 22h à minuit).
Il y aura BEAUCOUP de monde. Nous y serons dès 17h pour être sûrs d'entrer.
A tout à l'heure les amis !


jeudi 11 juin 2015

Il était une fois ma première scène !


J’avais déjà chanté (et même chanté-joué de la guitare) à des mariages.
Des concerts, j’en ai donné. Avec mon groupe parisien. Avec ma chorale parisienne.
Mais un duo guitare-chant sur une scène devant 150 personnes : je n’avais encore jamais fait.

Ma première scène : check ! Enfin, notre première scène (avec Gilles, mon guitariste – médecin dans la vraie vie !) : check !

Que dire?

Ce concert intervient au pire timing professionnel possible. Je me suis sauvée d’une première réunion hyper importante pour ne pas louper notre créneau de « balances » sur scène.
 
A peine étais-je arrivée qu’une collègue est venue m’expliquer que le BOSS me cherchait partout pour me fouetter débriefer sur la réunion d’où je suis sortie en courant.

C’est donc dans un état de stress total que nous avons fait les balances.
 
D’abord, le retour sur scène était catastrophique, je ne m’entendais pas chanter.
J’ai balbutié mes textes, ma voix s’étranglait dans ma gorge. Je me suis mise à paniquer, j’ai oublié mes textes, je me suis replongée dans les partoches.
J’ai perdu le contact visuel avec mon guitariste. Bref, la cata, la vraie.
J’ai lu dans le regard des organisateurs la panique.

Mais pas le temps de gérer, je me suis barrée en courant pour débriefer chez le BOSS. Qui m’a emmenée débriefer le BIG BOSS.
 
A ce moment-là, j’avoue : je me suis auto-pourrie.

J’ai senti arriver l’explosion en plein vol : comment foirer simultanément ma vie professionnelle ET le lancement de ma carrière artistique !

 
La suite ?

Je me suis sauvée une seconde fois dans la journée d'une réunion hyper importante.
J’ai planté BOSS et BIG BOSS.

Direction le buffet 15 minutes avant le début de concert.

Là, j’ai vidé une demi-bouteille de vin blanc sous le regard ahuri de mon guitariste-médecin.
Qui a fini par m’arracher la bouteille des mains. En me disant « non, là, ça suffit »
Ensuite, j’avais très envie de faire pipi, mais c’était l’heure de monter sur scène.

J’ai supplié mon guitariste de me regarder avec amour. Ça donne une de ces forces, ces regards-là !
Mon mari m’a dit de me faire plaisir. Mes amis m’ont dit que j’étais la meilleure.
Et je suis montée sur scène.

 
J’ai regardé mon public, avec mes yeux enivrés d’amour, d’amitié et de vin blanc.
Et je leur ai raconté des histoires. Du Brassens. Des histoires d’amour. De galère, de beauté et d’amour.
J’ai fait l’amour à mon micro, à mon guitariste, à mon public. A mon créateur.
J’ai joui de cette relation que je n’avais jamais connue. Entre le public et nous.

Quelle complicité incroyable. Que j'ai aimé ça...


Les amis, je crois que j’ai découvert une nouvelle drogue.

 
Pastèque, addictions’ addicted :)

PS : un grand merci à l'association S (qui vient en aide aux malades atteints de SLA, à laquelle les bénéfices du concert ont été reversés), aux bénévoles, aux musiciens et chanteurs, aux amis présents. C'était fou et top!

 

Pastèque et Kiwi, Love Love Love in the air


"Nous sommes bien peu de choses,

Mon amour", m'as-tu dit. De ta prose

Je ne me lasserai pas. Tu ignores la cause

Car seule compte la solution. Tu oses

Me sauver lorsque je ne vois plus le rose

Lorsque du malheur du monde, ma dose

Je réclame. Tu es le magicien virtuose,

Qui efface les failles et recrée l'osmose,

Qui m'accepte entière, avec mes névroses.

Toi seul connais mon cœur, toi seul me poses.

 

Merci, mon mari chéri. Je t'aime Namour.
Et suis avec toi. Aujourd'hui. Et pour toujours.