Bonjour et bienvenue

« Si je ne suis pour moi, qui le sera ?
Et si je ne suis que pour moi, qui suis-je ?
Et si pas maintenant, alors quand
? »

(Hillel, Les Maximes des Pères)

Alors voici ce blog. Pour moi. Pour toi, lecteur. Pour ici, et maintenant.


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jeudi 11 juin 2015

Pastèque et Kiwi, Love Love Love in the air


"Nous sommes bien peu de choses,

Mon amour", m'as-tu dit. De ta prose

Je ne me lasserai pas. Tu ignores la cause

Car seule compte la solution. Tu oses

Me sauver lorsque je ne vois plus le rose

Lorsque du malheur du monde, ma dose

Je réclame. Tu es le magicien virtuose,

Qui efface les failles et recrée l'osmose,

Qui m'accepte entière, avec mes névroses.

Toi seul connais mon cœur, toi seul me poses.

 

Merci, mon mari chéri. Je t'aime Namour.
Et suis avec toi. Aujourd'hui. Et pour toujours.

mardi 28 avril 2015

Honey girl


Encore un message écrit à bord du grand train

Qui file à toute allure, franchement ça craint!

Et je ne parle pas du RER qui se traîne

Mais de cette vie terrestre, qui s'égrène.

 

Hier j'étais enfant, un bébé, une graine

Et demain, je serai poussière, silence pérenne,

Alors je me bats et m'ébats - il le faut bien,

Pour construire et transmettre. Presque rien.

 

De l'amour. De l'amitié. Un grain

De folie. De l'ivresse. Un brin

De bienveillance et de tendresse.

Des mots, des regards, des caresses.

 

Mon amour, mes enfants chéris, vous ai-je donné

Le temps, l'attention, l'essentiel?

Ma famille, mes amis,  ai-je assez partagé

D'émotions, de douceur et de miel?


 

mardi 21 avril 2015

La Gestation pour Autrui. Et pourquoi pas? Et pourquoi pas moi?


Chers amis,

 Aujourd'hui je souhaite aborder un sujet délicat : la Gestation pour autrui (GPA). Je sais à quel point ce sujet cristallise un certain nombre de craintes liées à la conception actuelle et future de la famille. Et pourtant, je vais l'aborder en vous expliquant pourquoi personnellement j'y suis favorable et dans quelles conditions. Plus encore, je tenterai d'analyser pourquoi je suis moi-même tentée de porter un enfant pour autrui. Cette analyse je la mène d'abord pour moi. Je la diffuse ici afin qu'elle puisse enrichir le débat, afin de constituer une base de discussion. Vos réactions, du moment qu'elles sont bienveillantes et constructives, sont tout à fait bienvenues.

 J'aimerais d'abord placer quelques repères dans ma réflexion. De confession juive, j'ai été bercée dans mon enfance par le récit de la Genèse. Notre Sainte Bible (pour au moins trois grandes religions monothéistes) est un ouvrage pragmatique. Nos Pères, nos Patriarches, vivent certaines expériences et émotions d'une humaine banalité. L'amour, la jalousie, l'arrogance, la colère... Mais aussi l'infertilité. La transmission étant au cœur du message monothéiste, l'infertilité ou l'impossibilité de concevoir pour transmettre appelle une réponse.

Ainsi Abraham prend-il - à la demande de sa femme Sarah - pour maîtresse Agar, l'Egyptienne. De même, Jacob s'accouple-t-il avec les servantes de Rachel (Bilha) et de Léa (Zilpa). La Genèse est marquée par ces GPA complètes (Léa et Rachel élèvent les 12 enfants de Jacob comme étant les leurs) et incomplètes (Abraham ne peut, à la demande de Sarah, élever Ismael aux côtéss d'Isaac...)

Or, derrière les arguments des anti-GPA, on entend trop souvent l'idée qu'on voudrait créer ex nihilo une conception nouvelle, délirante, contre-nature de la famille. Aussi j'invite les personnes qui avancent de tels arguments à considérer la Sainte Bible comme un brûlot révolutionnaire et anarchiste!

Je pourrais traiter de la même manière le sujet de l'adoption (inhérent a la démarche de GPA), en citant les exemples de Jonathan, adopté par le roi David. L'exemple prend une dimension encore plus frappante (car relevant d'une transmission intensément spirituelle et mystique) dans l'itinéraire de certains prophètes, je pense en particulier à l'adoption d'Elisée par Élie.

En somme, la Bible est le premier ouvrage à pointer du doigt l'existence de liens du cœur parfois infiniment plus puissants que ceux du sang.

 
Revenons au 21ème siècle, revenons à ma démarche. Je suis une personne adoptée. Je ne peux écrire "enfant adoptée", puisque je l'ai été officiellement à l'âge de 31 ans. Mon histoire est quelconque : des parents divorcés lorsque j'avais 6 ans (ils vivent séparés depuis que j ai 4 ans). Un beau-père généreux et aimant, qui nous a toujours considéré comme ses enfants, sans jamais exiger de nous de réciprocité. Il assume tout ce qu'un père assume (les nuits blanches lorsque nous sommes malades, les heures d'angoisse avant et après les examens et les concours...)
A la mort du père biologique, il nous propose (à mon frère et moi) de manière ouverte et détachée (le refus était facile) l'aventure de l'adoption. Mon ressenti? Le statut nouvellement acquis reflète enfin la réalité des 25 années qui ont précédé :des liens du cœur plus puissants que ceux du sang

Alors je suis prête, moi adulte adoptée, à envisager cela. L'envisager intellectuellement, physiquement. Je suis prête aujourd'hui à imaginer qu'un enfant né de mes entrailles, a fortiori s'il a été conçu après mure réflexion - idéalement dans un cadre adapte (suivi psychologique, sociologique, médical) - puisse grandir au sein d'un foyer dont le noyau est un couple ne pouvant concevoir - fussè-t-il de même sexe.

Que celui qui ne s'est jamais senti impuissant en écoutant un couple en mal d'enfants me jette la première pierre...

Alors je veux croire qu'en matière de GPA, nous pouvons dépasser le schéma trop souvent évoqué de consommation , de consumérisme appliqué à la parentalité, de marchandisation des âmes et des corps.

Je veux croire que l'on puisse envisager l'existence de filiations basées sur la transmission.  Une transmission comparable à celle de l'Alliance, qui s'affranchit des liens du sang, pour replacer au centre le sens (pourquoi avoir des enfants?), l'amour et l'éducation.

Ces propos peuvent faire sourire, être considérés comme des élucubrations d'une jeune personne idéaliste, célibataire et en mal d'enfants, qui se construit de toutes pièces une justification pour concevoir un enfant. Or il en est tout autrement.

Ces propos peuvent soulever des remarques pertinentes, quoique teintées de scepticisme. Ainsi seule une femme qui n'aurait pas porté d'enfant durant 9 mois, qui n'aurait pas vibré jour et nuit au diapason d'un fœtus, qui n'aurait pas vécu ce moment d'intense angoisse et bonheur qu'est l'accouchement... Pourrait envisager de "transmettre" un enfant. Or il en est tout autrement.

 

Pourquoi s'offusquer de ce que quelques couples ne pouvant concevoir s'appuient sur nous - car étant mariée, cette décision est prise conjointement avec mon époux - pour devenir parents?

Pourquoi s'offusquer que mon mari et moi, parents de trois enfants, cadres supérieurs menant de belles carrières, ayons envie de donner la vie, au sens littéral?

Notre engagement est un don, il n'est point question de vendre le fruit de mes entrailles.
Notre engagement n'a d'autres leviers que la générosité et l'envie de transmettre.
Notre engagement est une proposition pour que puissent naître des enfants dont la venue a été précédée d'une réflexion immensément nécessaire.

D'ailleurs, il serait opportun - mais là n'est pas le sujet - que ne puissent naître que des enfants dont la venue a été précédée de cette réflexion.

Pourquoi pointer du doigt la parentalité réfléchie et "aidée" (par des couples et des familles comme la notre)?
Pourquoi refuser à ces couples infertiles de fonder un foyer?

Et ce alors que naissent chaque jour des dizaines enfants (d'unions naturelles), dans des familles n'ayant pas désiré ni prévu ces enfants.
Dans des famille n'ayant pas les moyens (affectifs, financiers) ni l'envie de donner le meilleur à ces enfants
Dans des familles déjà amputées de moitié (le papa est parti des qu'il a su, ou pendant la grossesse ou après la naissance)
Dans des familles où la réflexion et l'anticipation (quelle décision prendre si l'enfant est atteint de maladie, d'anomalie) faisant défaut, la famille a tôt fait de voler en éclats.

 
La monoparentalité ne choque point (elle concerne quelques millions de foyers), bien qu'occasionnant des difficultés majeures notamment pour l'équilibre des enfants (je peux témoigner puisque j'en ai moi-même fait les frais). Si  l'intérêt supérieur de l'enfant doit primer, alors la monoparentalité - bien que souvent la moins pire des solutions - n'est pas optimale. Elle ne permet pas à l'enfant d'avoir deux parents s'aimant et aimant, qui se passent le relais dans l'éducation des enfants et dans la direction du foyer. Elle n'est pas en soi un gage d'équilibre et d'harmonie.

La monoparentalité  ne choque point, malgré tout cela, car elle est le fruit d'une procréation dite naturelle.

En revanche, la parentalité de quelques milliers de couples infertiles, qui souhaitent chérir un enfant depuis longtemps désiré, un enfant qui aura la chance d'etre aimé, choyé, éduqué, accompagné et guidé par un couple stable, harmonieux et équilibré...

Est choquante?

 

Mais quelle est donc cette société qui fait primer l'animalité de la parentalité sur l'intérêt supérieur de l'enfant?

Quelle est donc cette société qui refuse à certains le bonheur que d'aucuns ne peuvent ni ne veulent apprécier?

Quelle est donc cette société qui ferme les yeux sur l'existence d'une filiation, vieille comme le Monde, qui permet une transmission en s'affranchissent des liens du sang?

 

 

vendredi 17 avril 2015

Ces hommes et ces femmes hyper-phalliques


C’est le printemps pour la Pastèque, cela ne fait aucun doute

Depuis 6 semaines
Je suis en émoi, je retrouve une sensibilité aigue à la sensualité des personnes qui m’entourent

Franchement, je pense que je tiens sur Terre uniquement en raison de :
-          Ma fidélité (à mon mari, donc)
-          Codes sociaux, qui proscrivent le pelotage, l’effleurement, l’enlacement, les palots volés

Ne me répondez pas « heureusement » en mode outré genre je suis en train de légitimer le harcèlement de rue.

Aucun rapport : je ne vous parle que de gestes consentis, de tendresse et de bienveillance avec un prolongement charnel, tactile.

Depuis 6 semaines
Je trouve les femmes belles, fraîches, appétissantes, sexy.  Je trouve les hommes irrésistibles, virils.
Enfin, certains hommes et certaines femmes. Mais beaucoup quand même.

Je suis dans cette phase où je trouve de la beauté, du charme à toutes et à tous.
Et lorsqu’à la base existe une attirance, qu’elle ait pour source une admiration intellectuelle, un charisme réel ou supposé, ou une vraie beauté physique… Et bien, je m’envole.

Pas totalement irrécupérable, mais franchement, mes fantasmes (bridés, évidemment) bouillonnent.

 
Et mon radar – vous ai-je déjà dit que j’avais un flair inouï ?
Une capacité à repérer les perles rares (d’ailleurs, c’est ainsi que j’ai choisi mon mari !), à recruter les bonnes personnes, à avoir des amis en or, etc.
Bref, mon fameux radar marche également dans le monde phallique, et me désigne aisément ces personnes hyperphalliques.
Celles qui aiment jouer.

 
Et j’aimerais tellement jouer. Jouer avec ce fil rouge, avec cette limite que je m’impose, que la société m’impose.
Et J’aime mon mari.
Je l’aime d’ailleurs très souvent en ce moment, et avec beaucoup de plaisir.
Et pourtant, les fantasmes continuent de mener une vie intense in my head.

Bref, je fais un effort important pour ne pas me rapprocher trop près des hyper phalliques, parce que j’ai trop peur d’entrer en gravité.
Trop peur d’avoir envie de jouer. Et de ne savoir m’arrêter.

jeudi 16 avril 2015

Beaucoup de poésie in My Head en ce moment :)


Petit poème du jour
Pour mon mari d'amour
D'aucuns disent que l'amour dure trois ans
Or dans une semaine - c'est passé vite, c'est dément!
Nous fêterons les 5 ans de ce OUI
Qui a jailli de nos cœurs comme un cri

Oui à l'amour, d'abord, avec son cortège
De hauts et de bas, de magie et de pièges
Etre libre, c'est avant tout de pouvoir choisir
La personne par laquelle nous allons souffrir
 
Et c'est par lui, avec lui, contre lui, que je souhaite
Vivre, aimer, partager. Mourir. Prête
A avancer, hier comme aujourd'hui
Parce que c'est moi, parce que c'est Lui
Parce que c'est la personne la plus généreuse
Que je connaisse. Parce que je suis heureuse
À ses cotes. Parce que chaque jour je remercie
Mon créateur pour cette belle vie
Non dépourvus de défis, mais quel bonheur
De les relever avec l'élu de mon cœur

Je t aime