Bonjour et bienvenue

« Si je ne suis pour moi, qui le sera ?
Et si je ne suis que pour moi, qui suis-je ?
Et si pas maintenant, alors quand
? »

(Hillel, Les Maximes des Pères)

Alors voici ce blog. Pour moi. Pour toi, lecteur. Pour ici, et maintenant.


Affichage des articles dont le libellé est vie familiale / vie professionnelle. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est vie familiale / vie professionnelle. Afficher tous les articles

jeudi 18 juin 2015

Des collègues en or...


Voilà. Je sort d'une réunion importante. Où j'ai un peu carrément atteint mes objectifs.
De retour dans "notre" bureau : un assortiment.
Mes collègues m'ont réservé une surprise. Cela n'a pas de prix.

Chaque jour, je suis heureuse de me lever et de me rendre au travail.
Je sais que m’y attendent des personnes exceptionnelles. Ouvertes d’esprit, curieuses, intelligentes. Profondément humaines.

Nous partageons des moments qui valent de l’or. De l’écoute. De la compassion.

Parfois, je peste contre mon poste actuel : manquant de piquant, ne comblant pas assez mon sentiment d’utilité. 

Et puis, il y a des journées comme aujourd’hui. Où je suis soutenue sur un projet structurant par toute ma hiérarchie– et ce devant la plus haute instance de l’entreprise. Où les collègues m’offrent toute la chaleur et le réconfort qu’ils peuvent. Quelle qu'ait été l'issue de la réunion, ils avaient préparé cela.

Car c'est un peu l'essentiel, non?
L'envie de travailler ensemble?
De construire quelque chose de beau et de bien, ensemble?

Merci. Juste merci. Je vous adore !

 

jeudi 11 juin 2015

Il était une fois ma première scène !


J’avais déjà chanté (et même chanté-joué de la guitare) à des mariages.
Des concerts, j’en ai donné. Avec mon groupe parisien. Avec ma chorale parisienne.
Mais un duo guitare-chant sur une scène devant 150 personnes : je n’avais encore jamais fait.

Ma première scène : check ! Enfin, notre première scène (avec Gilles, mon guitariste – médecin dans la vraie vie !) : check !

Que dire?

Ce concert intervient au pire timing professionnel possible. Je me suis sauvée d’une première réunion hyper importante pour ne pas louper notre créneau de « balances » sur scène.
 
A peine étais-je arrivée qu’une collègue est venue m’expliquer que le BOSS me cherchait partout pour me fouetter débriefer sur la réunion d’où je suis sortie en courant.

C’est donc dans un état de stress total que nous avons fait les balances.
 
D’abord, le retour sur scène était catastrophique, je ne m’entendais pas chanter.
J’ai balbutié mes textes, ma voix s’étranglait dans ma gorge. Je me suis mise à paniquer, j’ai oublié mes textes, je me suis replongée dans les partoches.
J’ai perdu le contact visuel avec mon guitariste. Bref, la cata, la vraie.
J’ai lu dans le regard des organisateurs la panique.

Mais pas le temps de gérer, je me suis barrée en courant pour débriefer chez le BOSS. Qui m’a emmenée débriefer le BIG BOSS.
 
A ce moment-là, j’avoue : je me suis auto-pourrie.

J’ai senti arriver l’explosion en plein vol : comment foirer simultanément ma vie professionnelle ET le lancement de ma carrière artistique !

 
La suite ?

Je me suis sauvée une seconde fois dans la journée d'une réunion hyper importante.
J’ai planté BOSS et BIG BOSS.

Direction le buffet 15 minutes avant le début de concert.

Là, j’ai vidé une demi-bouteille de vin blanc sous le regard ahuri de mon guitariste-médecin.
Qui a fini par m’arracher la bouteille des mains. En me disant « non, là, ça suffit »
Ensuite, j’avais très envie de faire pipi, mais c’était l’heure de monter sur scène.

J’ai supplié mon guitariste de me regarder avec amour. Ça donne une de ces forces, ces regards-là !
Mon mari m’a dit de me faire plaisir. Mes amis m’ont dit que j’étais la meilleure.
Et je suis montée sur scène.

 
J’ai regardé mon public, avec mes yeux enivrés d’amour, d’amitié et de vin blanc.
Et je leur ai raconté des histoires. Du Brassens. Des histoires d’amour. De galère, de beauté et d’amour.
J’ai fait l’amour à mon micro, à mon guitariste, à mon public. A mon créateur.
J’ai joui de cette relation que je n’avais jamais connue. Entre le public et nous.

Quelle complicité incroyable. Que j'ai aimé ça...


Les amis, je crois que j’ai découvert une nouvelle drogue.

 
Pastèque, addictions’ addicted :)

PS : un grand merci à l'association S (qui vient en aide aux malades atteints de SLA, à laquelle les bénéfices du concert ont été reversés), aux bénévoles, aux musiciens et chanteurs, aux amis présents. C'était fou et top!

 

mercredi 18 mars 2015

Pour les filles flippées d'avoir des gosses....

Je vous livre un résumé de ma semaine.
Histoire de rassurer les futures et jeunes mères : NON, la maternité n'est ni renoncement, ni asservissement

(je vous fais grâce de ce qui précède, à savoir les matinées et les journées-courses : pas de faux-semblants, c'est chaud de s'occuper de 3 canailles de 1, 2 et demi et 4 ans + de soi-même + du linge, du ménage et de la vaisselle...  Et de se rendre à la Défense à une heure décente, de dépoter, etc.)
 
Lundi : soirée en amoureuse avec mes enfants (Grand Kiwi avait une soirée grimpe)

Mardi : chorale, répétition du Grand Chœur

Mercredi : chorale, répétition du Petit Chœur

Jeudi : concert de la chorale d'une amie d'enfance (Grand Kiwi a une soirée en parallèle)

Vendredi : soirée de shabat chez mes parents, avec les enfants et des amis d'enfance

Samedi matin : direction Lille en amoureux pour le lancement du Ch'ti. Fêtes, concerts et animations. Nuit sur place.

Dimanche après-midi : retour sur Paris. 16h, concert de la chorale de mon père.
Dimanche soir : soirée filles (mes amies du lycée)

 
Alors je confesse : après la mensualité du prêt immobilier et la nounou, le poste "babysitting" arrive en 3ème position dans nos dépenses.

Parents ou non, nous profitons de la vie au jour le jour.
Avec nos enfants. Et sans nos enfants.