Bonjour et bienvenue

« Si je ne suis pour moi, qui le sera ?
Et si je ne suis que pour moi, qui suis-je ?
Et si pas maintenant, alors quand
? »

(Hillel, Les Maximes des Pères)

Alors voici ce blog. Pour moi. Pour toi, lecteur. Pour ici, et maintenant.


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mardi 31 mai 2016

Sexologie, acte 5 : DAO comme Droit A l'Orgasme (féminin)


Chers lecteurs

Si la jouissance n’est pas une condition nécessaire au plaisir (il y a du plaisir en dehors de l’orgasme), et si la sexualité doit se préserver de toute tentation de performance, je refuse de voir dans l’orgasme féminin une performance. Atteindre l’orgasme devrait être simple, naturel. Et lorsque nous en avons envie. Seule ou avec un / une partenaire.

 
Peut-être que je me fourvoie à appliquer ce qui est vrai pour moi à toutes les femmes. Mais…
Lorsque je mate un porno, c’est pour prendre du plaisir. ET jouir
Quand je fais l’amour, c’est pour prendre du plaisir, en donner. ET jouir
(et beaucoup d’autres choses : la complicité, la tendresse, la folie, la douceur, l’intimité partagée, …)

Je veux comprendre pourquoi les filles n’atteignent pas l’orgasme quand elles le veulent, avec qui elles veulent, comme elles veulent.

Au hasard des conversations, des idées ont éclos. Le plus souvent soufflées par Miss S  - notre déesse à toutes et tous (Meet-up POWER)
Alors je partage. Pour nous donner ce pouvoir, à toutes. 


 
Un Droit à l’orgasme. D.A.O. * Empowerment*

 
Et aussi, pour donner ce pouvoir à tous. Oui, à vous, messieurs.
J’aimerais vous donner le pouvoir de faire monter toutes vos partenaires au 7ème ciel.

Quelle que soit votre complicité, votre état d’esprit, quel que soit son passé (à elle), son passif, quelle que soit la durée ou l’ancienneté de votre relation.

 

 #1    Les filles : masturbez-vous (seule) !

Explorez-vous. Prenez le temps de le faire.
Quelle que soit notre aisance avec notre corps et la sexualité : back to basics !

Allongez-vous, nue. Ecartez les jambes. Prenez une glace. Et mettez les doigts : caressez, soulevez, écartez, découvrez -vous !

Mettez les deux doigts, décapuchonnez votre clitoris si nécessaire. Rendez service à votre poignet : prenez un vibromasseur.
Jouez avec.

Une fois que vous êtes confortable avec une position donnée, faites-vous jouir dans toutes les positions possibles :
Allongée sur le ventre, sur le dos.
Debout. Assise.


Faites-vous jouir dès que vous en avez envie.
Faites-vous jouir partout.

C’est une vraie recharge énergétique. ET très apaisante en même temps. Où que vous soyez (au bureau, au resto, chez des amis), dès que vous êtes en confiance avec votre plaisir, rien de tel que de s’enfermer quelques minutes aux toilettes. Debout, adossée à la porte des toilettes, caressez-vous, faites-vous jouir.

Vous verrez, vous reviendrez à votre bureau les joues un peu rouge, mais très sereine.

Pour les plus intrépides : continuez à jouer :)

Les variantes sont infinies :
-          Se faire jouir sans se toucher. Ne serait-ce que par visualisation
-          Se faire jouir en rajoutant une pénétration vaginale (un vibromasseur ou un gode sont parfaits !)
-          Se faire jouir en rajoutant une pénétration anale (utilisez un plug !)

 Bref, explorez votre corps. Déclinez l’orgasme.

Non seulement vous prendrez votre pied, mais vous verrez également se développer votre cardio, votre sangle abdominale, votre périnée. Et vos endorphines.

Et si vous êtes à cours d’inspiration, lisez l’excellent Liberating Masturbation de Betty Dodson

 
 
#2    Si possible, arrêtez la « chimie »

Attention, je ne vous conseille pas d’arrêter la contraception, il y a d’autres moyens en dehors de la pilule (implant, stérilet – cela fonctionne même pour les nullipares, anneau vaginal)

Mais je pense sincèrement, au vu des témoignages recueillis autour de moi, qu’absorber de la chimie au niveau général n’est pas terrible pour la libido.

 

#3    Masturbez-vous devant votre partenaire

Cette étape est fondamentale. Ne faites pas l’impasse dessus. Chérissez là.
Car c’est peut-être la plus importante de toutes les étapes
Celle qui fait le lien entre votre capacité à prendre du plaisir seule, et votre habilité à en prendre avec n’importe quel partenaire.

 
Concrètement, faites la même chose que ce qui est décrit dans le  point 1. Avec lui. En sa présence.
Sous son regard. En le regardant, si vous y parvenez.
La complicité que vous allez créer avec cet eye contact est centrale.

Vous n’allez pas être déçue : en toute logique (fonctionne dans 95% des cas), votre partenaire sera très excité et aura envie de se « joindre à la fête »
De joindre ses doigts aux vôtres.
De joindre son corps au vôtre.

 
N’hésitez pas à prévoir de quoi jouer ensemble. Des sex toys (godes, plugs, vibros, etc.) seront très appréciés !

 
#4   Faites-vous jouir en utilisant le corps de votre partenaire

Une fois que c’est parti, n’hésitez pas à suggérer, avec des mots ou des gestes.
Demandez-lui de s’approcher.

S’il a le sexe en érection, demandez-lui de s’allonger sur vous et écartez vos jambes
Et frottez son sexe contre votre clitoris (comme vous utilisez avant vos doigts ou votre vibro)

En un mot : masturbez-vous avec son corps. Avec son sexe.
Avec ses doigts, aussi. J’adore faire cela.

Je prends la main de mon partenaire, et je la pose sur mon sexe, au niveau du clitoris.
Puis je pose ma main au-dessus de la sienne. Et j’initie les mouvements. Je les imprime à sa main, qui touche mon sexe.

Cela me permet de donner le rythme, la force, le type de frottement (effleurement ou caresse appuyée) dont j’ai envie.

Et s’il est adepte des cunis, alors demandez-lui de vous lécher, de vous mordre, de vous titiller. En le guidant de vos doigts. Ou de vos mots.

 
#5   Matez du porno ensemble

Si vous êtes fan, dites-lui. Il n’y a aucune honte à mater du porno !!!

Dites-lui quelles scènes / quels tags vous excitent. Ce qui ne vous fait pas tripper.
Laissez-vous allez à vous caresser, à le caresser. Prenez sa main pour vous caresser.

Ne vous censurez pas.

Abandonnez-vous. Allez jusqu’au bout.
 
Avec ses doigts (vous verrez, il décrochera complètement du film, 1000 fois plus excité en vous voyant jouir qu’en matant les X performers !)

Assumez vos fantasmes. Tous les goûts sont dans la nature et tous les goûts sont permis

Rappelez-vous qu’il n’y a rien de dégradant tant que c’est fait dans le respect de chacun, et la bienveillance.

 
#6    Les filles, ne simulez pas

Aucun intérêt.

 

#7   Messieurs, n’attendez pas que votre partenaire vous le demande pour la faire jouir !

Ce n’est pas parce qu’elle ne vous réclame pas de la faire jouir qu’elle n’en a pas envie.
C’est à vous de prendre le lead, en premier lieu !
Elle vous fait jouir ? Fine. Good for you. Alors, donnez-lui la pareil :)

Demandez-lui ce qu’elle aime. Ce qu’elle aime qu’on lui fasse. Ce qu’elle voudrait faire avec vous !

Demandez-lui de guider votre main, votre langue, votre sexe (contre son clito, mais ailleurs aussi, elle a sans doute d’autres zones érogènes)

Demandez-lui si elle aime plus ou moins brutal, des mots plus ou moins coquins, des coups de reins plus ou moins rapides, forts, profonds.

Ecoutez la, simplement.


 

#8    Changeons nos référentiels culturels

Ils ont un rôle indéniable dans le fait que beaucoup considèrent qu’un rapport se résume à une jouissance masculine. Et basta pour la jouissance féminine.

Un exemple ?
Le « quickie ». Autrement dit un rapport sexuel rapide, entre deux portes, deux eaux, deux feux.

Souvent représenté à l'écran. Mais dans combien de films voit on l'homme se mettre à caresser ou lécher intensément sa partenaire après avoir joui, car elle n’a pas atteint l’orgasme durant les 90 secondes qu'a duré le rapport ?

Dans combien de séries le rapport n’est pas fini tant que la partenaire n’a pas joui ?

Si j’étais réalisatrice de films (porno ou mainstream), je mettrai en scène la jouissance féminine. Cette laissée pour compte de la sexualité occidentale.

 

#9    Parlons d’orgasme

Je pense qu’il faut dé-tabouïser l’orgasme, la jouissance féminine. Il y a comme une honte à l’évoquer.

Parler de masturbation féminine est un bon exercice. Je vois certains interlocuteurs piquer un fard.

Evidemment, la société nous réduit quelque part à un rôle d’utérus (recevoir la semence, faire pousser les petits d’homme), voire d’orifices (pour être le réceptacle de la semence, où que cette semence se plaît à sortir).

Remettre le cliotoris, dont l’unique fonction est (faut-il le rappeler !) de procurer du plaisir au cœur du débat est une juste réponse au déni dont il fait l’objet depuis trop longtemps

 

#10   Parlons vraiment d’orgasme

Racontons à nos partenaires comment nous vivons l’orgasme
Ce que nous ressentons, ce que nous vivons, ce que nous visualisons

Apprenons-leur à reconnaître les signes avant-coureur : le clitoris qui commence à se durcir, la lubrification qui se fait plus intense, le souffle qui devient court

Apprenons-leur à faire durer l’orgasme : en poursuivant les caresses (digitales, buccales, sexuelles) durant l’orgasme, on peut le faire durer.

A condition de respecter un certain rythme, une certaine force, que votre partenaire vous indiquera

 Apprenons-leur à reproduire l’orgasme plusieurs fois de suite : de nombreuses filles (j’en fais partie) connaissent des échos (plusieurs orgasmes d’affilée)

Eveillons-les au souffle de feu, qui permet de reprendre – grâce à une respiration abdominale intense – une pente qui mène droit à l’orgasme. Again and again

 

 

Voilà, il y a de quoi faire. Pour tout le monde ! :)

Vive le DAO !!!


 

 

 

mercredi 27 avril 2016

Sexologie, interlude


Chers lecteurs,

De l'eau a coulé sous les ponts depuis le dernier article, et je m'excuse auprès de tous ceux qui attendent impatiemment un nouveau chapitre.

Je prends mon temps (que c'est bon.. :))
Et je n'écris que lorsque j'en ai envie et du temps. La dernière condition est clef. Peu de temps.

 
Tout d'abord laissez-moi vous remercier.
Pas un jour, ou presque, sans que je ne vive un épisode conséquent à la publication de ces textes.

Vous m'avez offert des trésors. Votre confiance, tout d'abord. En venant partager avec moi des morceaux d'intimité. De votre intimité.

D'aucuns d'entre vous m'ont offert des textes, des manuscrits. Des œuvres dans lesquelles le don, le partage et la générosité rivalisaient d'intensité avec l'intimité offerte, dévoilée, révélée.

D'autres ont débarqué chez moi les bras chargés de victuailles littéraires. Des livres dans lesquels il est question de plaisir, plaisir Feminin, plaisir masculin.

D'autres encore m'ont invité à déjeuner, dîner ou même à faire l'amour. En toute simplicité :)
Mais il était surtout question d'échanger - en toute liberté, confiance et bienveillance - sur le sujet.

Beaucoup de témoignages et de questions sont venus enrichir notre réflexion. Des débuts de réponse, des élements d'explication, aussi. Tout ceci nous a donné des idées...

 

Et puis, c'est arrivé!
Ces échanges ont donné naissance à un joli projet. Que nous avons baptisé "Meet-up sexo"

Des filles et des garçons libérés, à l'écoute et généreux, qui créent un cercle de parole.
Sous l'égide de Miss S, grande prêtresse :)
Aussi discrète que rayonnante. Un rayon de soleil pour éclairer nos débats.
 
Nous nous réunissons une fois par mois. Autour de bonnes bouteilles. Et d'un apéro coloré.
La parole est libre, belle, généreuse. 
Il y est question de sexe, évidemment. Mais aussi (surtout?) d'amour et de vie de couple.


Les expériences des uns entrent en résonance avec les fantasmes des autres.
Les angoisses de certains trouvent leur écho dans les barrières mentales et physiques franchies par d'autres. Les freins (au plaisir, au désir, au lâcher prise, à certaines pratiques) sont questionnés. Avec humour. Avec amour.

Mille et une idées d'articles germent dans ma tête à l'issue de ces rencontres mensuelles. Des réflexions de fond, comme des réflexions marginales.

Ejaculation féminine
Sodomie
Plaisir solitaire et plaisir partagé
Pudeur et plaisir / pudeur et désir
 
 
Je fais de mon mieux pour partager cela prochainement avec vous :)

 

Des bisous à tous

Love sur vous

jeudi 7 janvier 2016

Sexologie, Acte III : Réflexions sur le plaisir féminin

(descends direct sous l'intro si tu veux du cul :))


Intro

D'aucuns me disent que j'aborde des sujets très différents, qui vont de la sexologie à la sociologie (des religions, entre autres).
Pourtant j'ai l'impression d'une grande cohérence que je vais essayer de résumer.
 

Dans les grandes religions monothéistes, les rôles de l'homme et de la femme au sein de la Communauté ont été bordés.
Par des textes d'inspiration divine (pour les croyants), mais écrits par des hommes, pour des hommes et des femmes. L'objet de ces textes diffère : témoignages de la vie d'un homme (Evangiles, Coran), histoire du Peuple Juif depuis la Création du Monde (Torah), définir une ligne de conduite (Torah, Coran), un projet messianique...

Mais ces textes ont surtout été utilisés comme socles pour ériger des civilisations.
La femme, son corps, son désir et son plaisir, n'ont pas ou peu de place dans ces textes. Ils dérangent.

 
Manifestement, seuls les hommes sont dotés d'une puissance sexuelle, d'un hyperphallisme leur permettant de prendre la tête d'une Armée pour conquérir des territoires, d'être Roi / Calife ...

Quelque part, c'est parce que l'homme à la faculté de penser sous la ceinture qu'on lui donne de quoi donner libre cours à son besoin de puissance.

Et - c'est là toute l'hypocrisie des interprétations majoritaires de ces textes - c'est également parce que l'homme pense sous la ceinture qu'il doit s’attacher à s'élever spirituellement (la femme n’en a pas besoin !), qu'il doit étudier. Et qu’il peut donc devenir Prêtre / Apôtre / Pape, Juge (Deborah est une exception)…

Oser dire que la femme pense également sous la ceinture, avec son clitoris, serait très emmerdant (oh trop bête, elle ne pourrait plus être esclave de l’homme, de son désir, de son envie de donner une descendance, de ses enfants, du foyer, de la Communauté…)

 
Je pense que la plupart des femmes traversent une phase dans leur vie où leur désir de puissance, leur besoin de jouir est en berne : quand elles construisent leur foyer. Mais avant cela, et après cela - voire de façon continue pour les femmes ne désirant pas avoir d'enfants (ou jamais pour les femmes n'ayant jamais fini d'assouvir leur instinct maternel), nous avons, nous les femmes, du désir, envie de jouir et de donner corps à des projets qui vont bien au-delà de notre foyer ou de notre communauté.

 

Toutes mes excuses pour cette introduction longue comme un jour sans jouir, passant à la pratique.
Voici le plaisir féminin en quelques points :)

  

#1 Le plaisir féminin se cache bien…

  mais une fois découvert, il est addictif !

Contrairement aux garçons, dont le sexe est finalement très accessible (mon fils joue avec ta teub dans le bain depuis qu’il est né, ou presque…), les filles découvrent souvent leur clitoris de manière fortuite. Et encore, on découvre plus généralement un effet (le plaisir) dû au clitoris avant même de connaître l’existence de cet organe (totalement dédié au plaisir, rappelons-le).

Pour illustrer ce propos, j’ai deux exemples.

Le premier remonte à il y a 2 ans. Une amie est venue boire le thé chez moi avec sa fille de 12 mois. La fillette était à califourchon sur les genoux de sa maman, en train de gazouiller. Petit à petit, les gazouillis se sont transformés en petits gémissements de plaisir : la fillette frottait son périnée sur les genoux maternels, en faisant de légers mouvements de va-et-vient du bassin. La scène a bien duré quelques minutes, durant lesquelles mon amie oscillait entre fou rire et gêne la plus totale.

Elle m’a demandé « elles ne t’ont pas fait ça, tes filles ? » Je dois reconnaître que non.

Mon amie (médecin), a dit dans un sourire : « la mienne se masturbe ainsi à la première occasion. Dès qu’on arrive dans un lieu où il n’y a pas ses jouets, elle demande à être prise sur les genoux et elle se donne du plaisir ». Aussi simple que bonjour, quoi.

 
Le second exemple, c’est mon enfance.

Mes premiers souvenirs remontent à quand j’avais deux ans et demi. Et aussi loin que je me souvienne, quand j’allais me coucher, je me demandais (à moi-même) quelle technique j’allais utiliser pour m’endormir ce soir-là : le pouce ou l’orgasme. J’imagine que – comme la fillette de mon amie – j’avais dû découvrir qu’en frottant mon périnée ou en exerçant une pression dessus, cela donne du plaisir. Et qu’en se débrouillant bien, on arrive à l’orgasme. Qui permet de plonger sereinement dans un sommeil récupérateur.

Voilà. Je me suis toujours masturbée. Tous les jours de ma « sainte » vie. Sans savoir que ce que je frottais / ce sur quoi j’exerçais une pression s’appelait CLITORIS

(enfin, j’ai fini par l’apprendre, hein ! mais cela n’a rien changé à la pratique :))

Comment font celles qui ne découvrent pas cela par hasard ?
Attendent-elles qu’on leur explique que cet organe existe pour se le toucher ?
Je suis très curieuse de vous lire, les filles, si vous voulez laisser anonymement votre témoignage…

 
Y en a-t-elles qui ne découvrent jamais le plaisir solitaire ?
Qui découvrent le plaisir uniquement via un(e) partenaire ?


#2 Clitoridienne ou vaginale : débat stérile?

Mon amie Châtaigne m’a demandé de vous mettre en commentaire de l’article dédié au cuni le lien vers un film d’Arte "Clitoris, ce cher inconnu". Film dans lequel on démonte complètement la dichotomie habituellement faite entre « clitoridienne ou vaginale ».

Quelque part, tout le plaisir ressenti – qu’il soit dû à une stimulation à prédominante vaginale ou clitoridienne – est le fait du clitoris.

Il n’empêche que – et je ne parle que pour moi – je vis les orgasmes de manière assez distincte selon que la stimulation est centrée sur le clito ou le vagin.

Si vous êtes très gentils, je vous décris dans un prochain article les effets des deux types d’orgasmes. Deux vagues de plaisir très différentes…

 

#3 Le « souffle de feu », ou la capacité à jouir sans fin

Suite à la publication de mes deux précédents articles, j’ai eu la grande chance d’avoir de nombreux retours de votre part. Et, parfois, des trésors.

Ainsi, miss S m’a dit – au sujet du #12 de l’article dédié au cuni
« Tu ne connais pas le souffle de feu ? »

Non, je ne connais pas. Et miss S m’a montré.
Cela ressemble à la respiration du « petit chien » que l’on apprenait aux femmes dans les années 80’es pour accoucher.

Après le premier orgasme, quand les effets commencent à se dissiper, il faut mettre en route une respiration abdominale rapide, en expirant par la bouche.
Au bout de une à deux minutes, l’effet est là : un autre orgasme arrive de nouveau.

Merci Miss S !

Personnellement, j’utilisais jusqu’à présent la stimulation clitoridienne ou vaginale pour multiplier les orgasmes. Rajouter une dimension basée sur le Souffle ne fait que confirmer ce que j’avais déjà en tête : le plaisir féminin, c’est dément !

 
#4 Les filles matent du porno

Et pas seulement par curiosité, mais aussi dans un but masturbatoire. Comme les hommes.
Le rapport des filles au porno est un bon reflet du rapport des filles au sexe plus globalement, dans nos sociétés : pas assumé.

Quelque part, il y a l’idée que le porno, c’est sale. C’est fait pour les cochons.
Qu’aimer le sexe, c’est qu’on est une chaudasse. Pour ne pas dire une pétasse.
Qu’aimer se faire sauter (ou baiser) d’une manière un peu animale, c’est être en mode chienne.

J’ose croire, j’espère que les choses sont différentes pour la Génération Y, plus décomplexée que leurs aînés sur le sujet
 

#5 Les filles détestent qu'on pense à leur place

Et qu’on décide, par exemple, de ce qui leur fait plaisir ou pas.
Combien de fois ai-je entendu « je ne t’ai pas léchée / sodomisée / … car je croyais que tu n’aimais pas ça ! »

Alors comme te dire ?
Peut-être que j’aime ça, mais je n’aime pas la manière avec laquelle tu le fais ?
Peut-être que la meilleure solution est sans doute qu’on essaie de nouveau, et que je te guide pour que toi et moi nous y trouvions du plaisir ?

 
#6 Les filles (qui assument leur désir) aiment les hommes entreprenants

L'audace excite. Point
Longtemps j’ai trouvé que les mecs qui me regardaient droit dans les yeux, sans équivoque, étaient des cochons.
Aujourd’hui, je les appelle des coquins. Et ces mecs m’amusent. Et j’ai envie de jouer avec eux. Et j’assume.
Il y a quelque chose d’essentiel que ces hommes ont et que les autres n’ont pas : la capacité à verbaliser.

 
Ce sont ces mêmes mecs qui regardent les femmes de manière appuyée qui vont savoir leur dire à quel point elles sont belles.
Qu’ils ont envie d’elles. Que leur corps est magnifique, que leurs fesses sont à bouffer.
C’est aussi ces mêmes mecs qui oseront, dans les moments intimes, des positions, des gestes, des paroles.
Sans craindre de voir leur main écartée, ou leur bouche muselée.

Car ils sont là pour jouer, ils ne mettent pas d’égo dans leurs regards, ni leurs gestes.
Ils ont la confiance qu’il faut pour donner à leur partenaire confiance en elle.
En un mot, ils ont tout compris.

 
#7 Vous pouvez presque tout obtenir d’une fille

Si vous savez y faire. Comme dans beaucoup de choses, dans la vie, il y a l’art et la manière.

Un homme qui verbalise, qui ose. Qui y va en douceur, en sachant demander à sa partenaire de le guider si nécessaire, parviendra à tout.

Et – attention, je vous dévoile un grand secret – pour les filles qui m’entourent. Et qui sont pour la plupart des filles brillantes, ultra dynamiques, avec une énergie vitale, une capacité à entreprendre hors du commun… Il n’y a rien que l’on aime plus qu’avoir la sensation de perdre le contrôle

Une forme de lâcher prise que l’on ressent dans les bras des hommes (ou des femmes), qui osent tout et nous emmènent là où nous ne penserions jamais aller.

 
Voilou pour aujourd’hui !
Je vous souhaite une belle journée :)

 

mercredi 23 décembre 2015

Sexologie, Acte II : faire l'amour c'est beau. Baiser c'est pas mal non plus

Pourquoi ces articles "olé olé"?

(Va direct au #7 si tu veux du cul...)


#1 Tout me porte à croire que mes articles sont utiles


Vos retours me nourrissent. À chaque fois qu'un ami / une amie me dit :
"Je teste ce soir avec ma femme"
Ou
"Je fais lire d'urgence à mon chéri"

... Je sens mes chevilles gonfler mon sentiment d'utilité exploser


[ndlr : vous ai-je déjà confié combien il est important pour moi de me sentir utile?
C'est un vrai driver - dans ma vie professionnelle notamment...]



#2 Mon mari est mon premier fan


Il est ma muse. Il pilote à la fois l'équipe R&D et l'équipe "Contrôle Qualité" (les tests sont effectués en un temps record!)


#3 Partager mon bonheur, mon plaisir

Je constate que cela fonctionne pour nous.
Si j'avais su, je l'aurais écrit il y a 8 ans cet article sur le cunni!

Si je peux permettre à des couples de retrouver une seconde jeunesse / de revivre une seconde lune de miel, c'est une raison bien suffisante pour continuer à écrire!


#4 Pourquoi avoir tant tardé à écrire ces articles?


Oui, je clame que "women are verbal"  - que les femmes verbalisent plus que les hommes ET qu'elles ont besoin qu'ont leur parle (d'elles)

Pour autant il m'a fallu des années avant d'écrire ces lignes.

Parce que j'ai changé. Nous changeons, nous grandissons. Nos besoins aussi.

Il est possible de :
- vivre des années sulfureuses (moi, jeune adulte)
- se nourrir d'autre chose pendant des années (la construction d'un foyer, d'une famille nombreuse)
- ressentir le besoin de vibrations plus intenses une fois le foyer créé (sans cesser de s'investir pour autant dans ce foyer)


J'ai tardé car j'étais pleinement satisfaite jusqu'à présent. Aujourd'hui mes besoins sont différents, et je me donne les moyens de les satisfaire.


#5 Le dilemme des hyperphalliques


Autour de moi, je constate que (attention, généralisation) :

- je suis entourée de personnes débordant d'énergie, d'esprit d'initiative (beaucoup de créatifs), des personnes qui ont des passions aussi diverses que dévorantes, des personnes qui ont besoin de vibrer

- les filles en recherche d'une situation stable se mettent en couple avec un homme a l'écoute. Sensible, doux, intelligent...

- vice versa côté gente masculine : les hommes désirant fonder un foyer cherchent (et trouvent) une femme compréhensive, douce, patiente, stable...

- interrogés sur leur vie sexuelle, ces mêmes filles et ces mêmes garçons confessent (souvent après un moment, quelques années de mariage, une naissance) un certain manque.

Une frustration. Et pas seulement sexuelle.

Le sexe n'est qu'un aspect d'un dilemme complexe : de la douceur, oui. Mais si possible avec de la fougue, de la passion. Des émotions, des vibrations. De l'humour (du fun), de l'esprit, de l'audace. Du rêve.


#6 Avancer ensemble

Tout l'enjeu des hyperphalliques en couple avec des personnes "normales" est de trouver des leviers pour faire durer et réinventer le couple.

C'est mon cas. Je ne m'en cache pas. La difficulté ne me fait pas peur, au contraire. Elle m'excite. C'est le genre de défi que j'aime relever.

Il est peu probable que je baisse mon niveau d'énergie, je préfère donc donner à mon mari les moyens de se mettre au diapason. Et j'essaie d'être à l'écoute de ses besoins, qu'il ose enfin exprimer (à croire que ma parole libérée est une invite à une communication accrue au sein du couple, l'autocensure vole en éclats...)


#7 Faire l'amour, c'est beau. Baiser, c'est pas mal non plus!


Côté sexe, de quoi ai-je besoin?

De quoi avons-nous besoin, nous les filles avec une forte énergie vitale (hyperphalliques)?

Nous avons besoin d'un homme (ou d'une femme) qui ne se contente pas de faire l'amour. Nous avons aussi besoin de baiser / niquer / coucher.


Les garçons doux nous touchent car ils sont à l'écoute, empathiques. Ils sont prévenants et respectent nos rythmes, les distances que nous demandons ou imposons. Ils sont généreux et ne demandent qu'à nous satisfaire.


Paradoxalement, nous craquons ou avons envie de craquer pour des hommes qui :
- expriment leurs désirs, leurs besoins
- nous font comprendre (langage verbal et non verbal) qu'ils ont envie de nous
- nous disent qu'on est belles et désirables, que notre corps les fait bander,
- joignent le geste à la parole, tentent par des regards coquins et audacieux, par des gestes doux et des effleurements de nous convaincre
- n'hésitent pas a prendre des risques (de râteaux, de baffes...)
- nous malmènent (un peu)
- nous font basculer du "non" au "et pourquoi pas?", voire au "prends moi de suite, j'en peux plus!" ;)
- s'amusent au pieu, parce que le sexe c'est aussi - voire surtout - ludique, fun.


#8 Le changement, c'est maintenant?


En matière sexuelle comme en matière culinaire, la diversité est source de plaisir per se.

Et je ne parle pas de changer de partenaire (et pourquoi pas, d'ailleurs? C'est aussi une réponse possible), mais changer de manière de pratiquer le sexe. Et là, (presque) tout est permis.

Mes vacances sont l'occasion d'explorer ce volet, promis je partage mes trouvailles avec vous très bientôt!




samedi 19 décembre 2015

Sexologie, Acte I : cunni, mode d'emploi <élégant>

Cher lecteur,

Aujourd'hui, je te parle de cunni  

J'aurais aussi pu te parler de la constitutionnalisation de l'exigence de sécurité juridique en droit français... mais j'ai pitié de ton samedi soir

Ah oui, autre chose. Ici, c'est chez moi.
Donc je parle de ce qui me fait plaisir. De ce qui me donne du plaisir.
Chacun est libre de lire, ou de cliquer sur "Fermer l'onglet" ou encore "Fermer la fenêtre"



Bon, tu as décidé de rester?
Ok. Merci. Voyons si le sujet te concerne. Qui es-tu, cher lecteur?




Ce que dit ce tableau : il y a statistiquement beaucoup plus de chance que tu sois concerné(e) par le cunni (cadre rouge), que l'inverse. Donc je continue.


Je m'adresse aux hommes de mon lectorat :
"Savez-vous faire un cunni?"

Là j'entends 100% de OUI


Je reprends mon interrogatoire du public masculin :
"Si on demande à votre conjointe, dira-t-elle que vous faites des cunnis de ouf?"

Là, bizarrement, on descend à 75% de OUI


Et si je pose la question à vous, Mesdames (les gouines, vous sortez, et je vous dis dans quelques lignes pourquoi):
"Votre conjoint sait-il bien faire les cunni?"

Là, on descend à 50% de OUI



L'objectif de cet article, c'est que dans une semaine, je reviens. Je repose les mêmes questions.
Et j'ai 100% de OUI aux trois questions. Ok?

C'est parti ;)


[Oui, les gouines vous ne jouez pas, c'est trop facile pour vous!
Pourquoi ? Personnellement, j'ai rarement été aussi bien léchée dans ma vie que par des femmes. Je suppose qu'on se connaît : on sait ce qui nous fait "décoller". Et on essaie de donner cela à notre partenaire... Well, this is my guess!]


Il y a une semaine, Miss M m'a fait connaître My Tiny Secrets . Ce blog anglo-saxon aborde le sexe sans chichi, sans vulgarité non plus. C'est pragmatique et élégant.

J'ai tellement aimé leur article sur How to Eat Pussy, que je me suis dévouée pour vous en faire une traduction personnalisée. Ne me remerciez pas, c'est Noël, c'est cadeau :)




#1 Dis-lui qu'elle est belle. Vraiment

Dans ma vie, j'ai connu deux types de partenaires masculins.
- Ceux qui trouvent du charme à toutes les femmes.
- Et ceux qui sont chiants exigeants, pour qui la beauté est un critère un peu rigide : tu l'as ou tu ne l'as pas. Et tu dois te mettre en quatre pour parvenir à satisfaire une forme d'idéal.

Une confession?
Les premiers lèchent dix fois mieux que les seconds.

Peut-être parce qu'ils commencent simplement tous les moments coquins / câlins par des mots aussi banaux qu'essentiels :
"Tu es belle. Montre-moi tes seins. Ils sont oufs. Arrête de dire qu'ils sont petits, ils sont parfaits.
D'ailleurs, viens-sur moi, j'ai juste envie de les bouffer...."

En deux mots : dis à ta conjointe qu'elle est top. Que son corps te met en émoi.
Dis-lui quelle(s) partie(s) de son corps te fait bander.
Et tu n'es pas obligé d'être salace. Tu as totalement le droit de lui dire : "J'adore tes yeux de chat".

Si tu fais cela, tu as déjà gagné la première bataille : elle se sent belle, elle va te donner le meilleur.


#2 Admire sa beauté. Son corps. Sa chatte.

Être regardée comme une œuvre d'art, c'est un privilège. C'est extrêmement excitant.
Et pourtant, rares sont les hommes qui prennent le temps de mater. De prendre le temps de le faire. Et de verbaliser ce qu'ils voient.


#3 N'hésite pas à parler à sa chatte

Non, je ne te prends pas pour un demeuré. Chacun son truc, hein. Y'en a bien parmi vous qui dialoguent avec Popaul. Alors pourquoi pas avec la chatte de ta partenaire?

Dis lui (à sa chatte) que t'as juste envie de la bouffer...
Et continue aussi à parler à ta chérie. Dis-lui, après l'avoir admirée, qu'elle est à croquer (dessiner, donc). Et à bouffer. Au sens propre...


#4  Lèche-lui les lèvres extérieures, intérieures. Et trouve son clito

Bon, là, il faut t'adapter. Nous avons toutes (nous, les filles) des physionomies différentes.
Et bien c'est pareil pour la chatte. Nos chattes sont uniques, très personnelles.
A toi de découvrir celle de ta partenaire. Commence par l'extérieur, en léchant ses lèvres. Puis, écarte doucement les lèvres extérieures pour glisser ta langue sur les lèvres intérieures. Sois à l'écoute de sa respiration. Si son souffle s'accélère, si elle gémit, tu es dans le droit chemin :)

Une fois les lèvres intérieures explorées, remonte lentement vers le haut de sa chatte. Presque jusque là où les lèvres se rejoignent. Sous ta langue, tu vas avoir son clitoris.
Chaque clito est différent, de taille et de forme différentes (comme vos pénis, quoi!)
Et cela n'augure aucunement de la capacité de ta partenaire à prendre et à donner du plaisir
Apprends à connaître son clito. Et à le voir se modifier à mesure que le plaisir monte...


#5 La chatte est une zone (ultra) sensible. Si tu touches, humidifie tes doigts avant

N'hésite pas à mêler caresses buccales et caresses avec tes doigts. Et lorsque tu mets tes doigts, assure-toi qu'ils sont toujours humides. Utilise ta salive, un gel, ce que tu veux.


#6 Joue avec elle

Avec elle, ta partenaire.
Avec elle, la chatte de ta partenaire.
Rien de mieux pour se connaître que d'essayer, de jouer, de tenter.
Avec ta bouche, tes doigts. Ta bouche est capable de bien des trucs. Essaie-les!
Idem pour tes doigts...


#7 Pénètre la avec ta langue

Ta langue, au moins, elle est toujours humide. Pas de risque d'erreur.
Et joue avec ta langue comme avec ton sexe


#8 Pénètre la avec tes doigts
Les filles adorent être pénétrées avec les doigts lorsqu'elles se font léchées. Vas-y progressivement. Quand tu sens qu'elle s'ouvre, mets-y un doigt. Puis deux.
Et reste à l'écoute. Si elle est en confiance, elle te dira elle-même ce qui la ferait bien tripper


#9 Sois à l'écoute des signes annonciateurs d'orgasme

Chaque femme exprime son orgasme de manière différente :
- certaines ont les tétons qui durcissent
- d'autres commencent à trembler
- des cris et des gémissements sont généralement de bons signes...


#10 Important : quand les premières vagues de plaisir arrivent, continue !!!

Certains mecs s'arrêtent (de lécher, de caresser) dès que les premiers signes d'orgasmes se font sentir.
ERREUR !!

Il faut au contraire t'accrocher. Ok, en général les filles ont des mouvements de bassin, le corps qui se soulève, se crispe, se tord. La seule chose que tu as à faire, c'est de suivre. Et de continuer. De t'accrocher.

C'est simple, si tu y arrives, ça décuple le plaisir. L'orgasme devient OUF. Un truc dont on a l'impression qu'il a duré des plombes (si, si...)


#11 La cerise sur le gateau

(je reprends l'expression "Cherry on the cake" du blog My Tiny Secrets)
(Ce qui suit est vraiment inhérent à chaque fille, ne viens pas me voir avec un œil au beurre-noir  parce que ta chérie t'a défoncé pour l'avoir tenté... A toi d'essayer, et de lui faire aimer...)

Certaines filles aiment qu'on leur glisse un doigt dans le c** pendant qu'on les lèche / pénètre.
hum hum


#12 Après l'orgasme

Là, je me désolidarise de ma source anglo-saxonne.
La zone clitoridienne est ultra-sensible après un orgasme. Certaines filles refusent tout type de contact autour de leur chatte pendant quelques secondes / minutes (de même que certains mecs ont le gland ultra sensible après avoir éjaculé...)
D'autres, en revanche, peuvent continuer à être pénétrées, doucement. Avec vos doigts, votre sexe.
Et un orgasme vaginal peut totalement venir s'ajouter à l'orgasme clitoridien que tu viens de lui faire vivre.
Sois à l'écoute.


#13 Et surtout, surtout, continue à verbaliser. 
Dis-lui combien elle est belle quand elle jouit.
Dis-lui qu'elle est belle dans l'amour. Que son corps est beau. Qu'elle est faite pour l'amour.
Dis-le avec ta bouche et tes mots. Mais aussi avec ton regard, tes doigts, ton sexe.
Et tu auras tout ce que tu veux. Et plus encore
 (et elleencore plus)


Voilou voilou.

Bon samedi soir tout le monde!

mercredi 6 mai 2015

Ces obsessions qui nous font vivre


Aussi loin que remontent mes souvenirs, j'ai toujours été extrême.
Les excès, l'absence totale de modération et d'équilibre sont mon quotidien, ma vie. Avec plus ou moins d'intensité, évidemment.
Je vais faire un parallèle avec une œuvre documentaire, puis vous expliquer pourquoi…

 
Turn adversity into advantage

Dans l'excellent opus Israel Inside, œuvre documentaire apolitique de Tal Ben Shahar, le chercheur se penche (une fois n'est pas coutume) sur autre chose que la psychologie positive.

Le constat est simple : parmi les entreprises cotées au Nasdaq, Israël est le 3ème pays (en termes de pays d'immatriculation), derrière les États-Unis et la Chine.

Tel Aviv est la capitale européenne du Venture Capital. Any idea why?

Tal Ben Shahar, dans une démarche scientifique, nous propose 6 actualizers. Qui sont autant d'éléments favorisant l'émergence de jeunes pousses dynamiques et entreprenantes.

[ATTENTION Spoiler]

 Les actualizers identifiés sont:
- family
- turn adversity into advantage
- chutzpah
- education
- take action
- tikkun olam (la "réparation" du monde)

Prudence !
Tal Ben Shahar ne dit pas que ces éléments sont uniques à Israël. Il dit simplement que ces éléments :
1. se cumulent
2. avec forte intensité dans ce pays...
 
(Que ceux qui le souhaitent se manifestent : j'ai leur prêterai avec plaisir un exemplaire de ce documentaire de 38 minutées... )

 
Revenons à notre propos liminaire : je réalise, tardivement hélas, qu'on ne change pas.
Et que toutes ces années à vouloir me "guérir", m'affranchir de cette dimension compulsive, obsessionnelle et addictive étaient vaines.

Il ne sert à rien de lutter : la nature revient toujours au galop.
Comme au judo - il faut se servir de la puissance de l'adversaire pour gagner.
ð  la seule démarche à adopter - et que je pense avoir apprivoisé dans un réflexe de survie - c'est Turn Adversity into Advantage

Mes obsessions, mes addictions : et si j’en faisais des forces?
Et si je les assumais, pour en faire des alliées pour atteindre mes objectifs?
Oscar Wilde ne disait-il pas que « le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder » ?

Je suis accroc aux livres. Ok, faisons de bonnes études, essayons de ch
Je suis accroc au sport. Ok, servons-en nous pour garder une silhouette de rêve malgré 3 enfants.
Bon, évidemment le propos se complique lorsqu'on évoque l'addiction à la maigreur (anorexie) ou à des substances psychotropes.

Aujourd'hui, je pense pouvoir lister mes addictions. Et plutôt que d'essayer de lutter, je les cultive.
Chant, danse, sexe, sport, alcool, fêtes, écriture, glaces (oui, oui, je revendique une addiction aux glaces…)
Entre autres.

 
Ma boulimie d’activités ne me fait plus peur. Je fonctionne ainsi. Et je l’assume.
Et si, un jour, je dois voler dans le décor pour m’être perdue dans 1000 projets différents. Alors soit.
J’en aurais profité. J’aurais vécu, vibré, bougé.
Non sans avoir remercié mon Créateur de m’avoir donné la chance de vivre ces moments-là
Non sans avoir partagé avec mes proches ma joie de vivre intensément cette vie terrestre.
Non sans avoir essayé de donner et de transmettre autant que j’ai reçu.
Merci pour tout.

vendredi 24 avril 2015

Pour davantage d'égalitarisme dans nos religions

 Et dans nos vies...

Ce matin je voulais exprimer à une amie que j adore - et qui est juive orthodoxe - ce qui me tient loin du monde (juif) orthodoxe

Je me suis vite rendue compte que j'ouvrais une boîte de Pandore. Dans ma propre tête! :)

Et que cette réflexion était passionnante. Au début je lui ai proposé (par provocation) d'animer à la guitare et au chant une soirée. Pure provocation (ou humour, hein!) car dans le monde juif orthodoxe une femme n'est pas censée faire entendre sa voix.

Entendons-nous (ah ah ah) : la femme a évidemment le droit de parler, mais pas de chanter. Du moins si un homme est susceptible de l'entendre. Pourquoi?

Car il pourrait être séduit.
(Silence de rigueur)

 
De même, une femme ne peut porter de manches au-dessus du coude ou de jupes au-dessus du genoux. Pourquoi? Mutadis, mutandis : si un homme la voit, il pourrait être séduit.
(Silence et yeux fermés, s'il vous plaît)


Bon, je suis cynique car cela me met hors de moi.  Car cela relève de règles écrites par des hommes et pour des hommes (les fa-quoi? Les femmes? Qu'est-ce donc?)  au Moyen-Âge, à partir de ce qui fut pendant des millénaires la "Loi orale".

Résumons : il y a un texte biblique, donc sacré. Et une Loi orale, transmise de générations en générations, et codifiée au Moyen-Âge.

Cette loi orale traite de tous les sujets de la vie juive, notamment les sujets sus-évoqués : pudeur (ou modestie) féminine. Pudeur qui implique la séparation des hommes et des femmes, afin d'éviter aux hommes d'être tentés par les femmes.

 
Maintenant, place à ma position - qui n'engage que ma personne au demeurant.


Je m'inscris en faux avec tout cela. Je considère que ces règles de pudeur ont été transmises et écrites par 50% du peuple juif (les détenteurs de chromozomes XY) pour asservir les autres 50% (les XX). Je considère ces règles comme discriminantes.

Discrimination, oui. Car que je sache il n'est pas interdit aux hommes de chanter, ni de se balader en caleçon ou en Marcel s'ils le souhaitent. Pourquoi?
Car il est évidemment exclu que les hommes puissent séduire par leur ramage ou leur plumage... (en même temps, que celui ou celle qui est séduit par un homme en Marcel se désigne de suite! bon, ok, je sors, c'était juste une tentative d'alléger le propos...)

Parce que les femmes sont bien au-dessus de cela? Parce que les femmes sont vertueuses ?

Foutaises. Le discours fondateur, qui est de dire "Les hommes fonctionnent sous la ceinture et les femmes au-dessus" est faux et discriminatoire. Bien pire encore, il a été érigé per se comme l'argument irrévocable soutenant l'ensemble des règles qui figent l'asymétrie des droits (et devoirs) entre hommes et femmes dans le judaïsme. Asymétrie des droits, donc discrimination. 

 
Je ne nie pas les différences biologiques entre hommes et femmes. Mais selon moi elles sont d'un tout autre ordre (force musculaire plus importante et voix plus grave pour les hommes...) Et quand bien même il existerait une différence dans le taux d'obsession sexuelle entre hommes et femmes, elle serait marginale (biologiquement parlant).

ll suffit de fréquenter des personnes qui s affranchissent de ce que la société projette sur eux pour se rendre compte qu on est proche du 50/50, au pire dans du 60/40 (plus d'hommes) Je vais parler de manière terre-à-terre : je connais autant, si ce n'est beaucoup plus de femmes hyper-phalliques que d'hommes hyper-phalliques.

Nous sommes clairement à des années-lumière du 100/0 que tentent de nous faire avaler les machos qui ont inventé la partie de la loi orale relative a la pudeur. Le plus grave étant que ces mêmes machos veulent nous faire croire que cette notion de pudeur qui ne s'applique qu'aux femmes s'agirait de l exégèse la plus fidèle que l'on puisse faire du texte biblique!!!

 (au secours, les bras m'en tombent!)

 
Alors comment se fait-ce que la théorie du 100/0 convainc autant de monde, y compris des femmes?

Car l'homme est un animal de culture. Oui, j'affirme que ceci n'est qu'une construction culturelle.
 
Car depuis leurs plus jeune âge, on montre et on dicte (nous, les mères et les pères) à nos filles et à nos garçons le comportement que la société attend d'elles / d'eux.

On leur dit qu'elles sont jolies et élégantes / on leur dit qu'ils sont débrouillards et malins.

On  leur dit - à elles - "sois belle et tais-toi". Et on  leur dit - à eux - que la vie réussit aux virils, aux vrais mecs, quoi!

On  leur dit - à elles - d'allumer les bougies, de préparer le repas de shabat, de se faire belles pour accueillir le shabat (... et pour séduire un homme qui va leur faire de beaux enfants)

On  leur dit - à eux - d'étudier la Torah car étant moins vertueux que la femme (l'homme ne pense qu'au sexe, rappelle-toi mon garçon), l'homme doit étudier et prier pour s'élever spirituellement.

On va génitaliser le corps de nos filles à outrance, en se focalisant dessus pour les complimenter et leur expliquer que c'est par ce corps (qu'on ne veut voir) qu'elles vont se réaliser : séduction (du mari), puis maternité (porter les enfants, principal dessein de la femme, malheur à qui n'en veut pas....)

 

Voilà ce qui me tient à distance du monde juif orthodoxe non égalitaire (car il existe un monde juif orthodoxe égalitaire, dit "modern orthodox" - particulièrement répandu aux Etats-Unis et en Israël)

 
(et une fois que nous aurons résolu cette histoire d'égalitarisme, nous pourrons aborder d'autres questions : place des couples de même sexe dans nos religions, etc.)
 

lundi 16 mars 2015

Le joint, l'alcool et le couple

Hello les amis,
Aujourd'hui j'évoque un sujet grave : le couple. La vie de couple. Toussa, quoi!

Bon, pour remettre les choses dans leur contexte, je suis obligée de dire que depuis 1 mois (depuis le 10 février 2015 très exactement), je n'allaite plus.
Et je ne suis pas enceinte.
Et je suis encore sous contraception.

Le 10 février 2015, j'ai fêté mes 5 ans - depuis le 10 février 2010 - durant lesquels j'étais soit enceinte (27 mois), soit allaitante (30 mois), soit en attente de mon retour de couche pour pouvoir ré-enchaîner un enfant, donc sans contraception (3 mois). OUI, nous avons "enchaîné" :)

5 ans.

5 ans, bordel.


Une page de ma vie se tourne.
Je suis toujours l'épouse de mon mari, toujours la mère de mes enfants.
Mais le curseur femme - épouse - mère se déplace.

Notre couple se retrouve de nouveau pour du plaisir uniquement - comme à nos débuts, où la conception d'un enfant n'était pas la finalité de nos rapports

Et en même temps, cela n'a rien à voir avec "nos débuts" : sans doute une certaine expérience, une intimité que les grossesses et les accouchements ont sublimé, une confiance renouvelée...

Certaines choses changent. Et puis d'autres sont immuables.
L'alcool et le joint, notamment - avec lesquels j'avais fait une "pause" durant 5 ans (enfin presque)

Le joint : hier, quelques taffes à une soirée.
En rentrant à la maison, du sexe sulfureux. Sans doute the best sex depuis l'accouchement d'Abricot (mon troisième).
Entrée dans le TOP 10 du best sex ever.

Et cela me ramène à d'autres nuits - je ne vais parler que de Grand Kiwi - où la consommation d'alcool aidant, j'étais ailleurs.

L’alcool, donc. Un souvenir particulièrement vivcae : Festival Au Fil du Son, Civray en 2011. C'était notre premier festival après les 17 mois de grossesse / allaitement de Pomme (ma première).

Avec en plus un petit effet "Amy Winehouse"!
(tu te souviens, Amy, elle s'est prise une OD car elle a consommé beaucoup après avoir fait un break... Eh bien quand tu ne bois pas d'alcool pendant 9 mois de grossesse et 8 mois d'allaitement... et que tu reprends, et que tu pèses 47 kilos... Il en faut peu pour faire beaucoup d'effet!)

Civray : de l'alcool, des mélanges. Et un black-out. Partiel, seulement. Et heureusement, car la nuit fut chaude. Très chaude.
 

Retour à ce matin. Je me réveille avec une question : pourquoi l'alcool et le joint sont - pour moi - de si bons partenaires du plaisir?
Grand Kiwi dit que j'étais "très détendue".
Ah.

Alors voilà. Je me sens définitivement passée dans cette "nouvelle ère" de ma vie.
Une ère où j'assume d'écrire que non seulement j'aime le bon vin, mais j'aime aussi l'excès.
Non seulement j'aime - en soirée, et pas trop souvent - tirer une taffe sur la cigarette d'une amie, mais quand cette cigarette est un joint, j'aime encore plus (le joint, occasionnel et festif, convival et de qualité... est mon pêché mignon)

Une ère où - dans ma vie un peu folle où tout est organisation, hyperactivité, contrôle, ambition (ok, ok, y'a aussi beaucoup de fous rires, de la musique, des amis, de chouettes collègues et surtout un mari et des enfants qui me font fondre) - il y a des moments bénis où j'ai droit de perdre le contrôle.

Paradoxalement, c'est dans ces moments de "perte de contrôle" que je construis le plus important. Le socle. La base. Mon couple. Notre couple.
Nous construisons une complicité inouïe, garante de l'équilibre de tout le reste.

Alors : l'alcool et le joint : les meilleurs partenaires du couple qui dure?

;)