Bonjour et bienvenue

« Si je ne suis pour moi, qui le sera ?
Et si je ne suis que pour moi, qui suis-je ?
Et si pas maintenant, alors quand
? »

(Hillel, Les Maximes des Pères)

Alors voici ce blog. Pour moi. Pour toi, lecteur. Pour ici, et maintenant.


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mercredi 6 mai 2015

Ces obsessions qui nous font vivre


Aussi loin que remontent mes souvenirs, j'ai toujours été extrême.
Les excès, l'absence totale de modération et d'équilibre sont mon quotidien, ma vie. Avec plus ou moins d'intensité, évidemment.
Je vais faire un parallèle avec une œuvre documentaire, puis vous expliquer pourquoi…

 
Turn adversity into advantage

Dans l'excellent opus Israel Inside, œuvre documentaire apolitique de Tal Ben Shahar, le chercheur se penche (une fois n'est pas coutume) sur autre chose que la psychologie positive.

Le constat est simple : parmi les entreprises cotées au Nasdaq, Israël est le 3ème pays (en termes de pays d'immatriculation), derrière les États-Unis et la Chine.

Tel Aviv est la capitale européenne du Venture Capital. Any idea why?

Tal Ben Shahar, dans une démarche scientifique, nous propose 6 actualizers. Qui sont autant d'éléments favorisant l'émergence de jeunes pousses dynamiques et entreprenantes.

[ATTENTION Spoiler]

 Les actualizers identifiés sont:
- family
- turn adversity into advantage
- chutzpah
- education
- take action
- tikkun olam (la "réparation" du monde)

Prudence !
Tal Ben Shahar ne dit pas que ces éléments sont uniques à Israël. Il dit simplement que ces éléments :
1. se cumulent
2. avec forte intensité dans ce pays...
 
(Que ceux qui le souhaitent se manifestent : j'ai leur prêterai avec plaisir un exemplaire de ce documentaire de 38 minutées... )

 
Revenons à notre propos liminaire : je réalise, tardivement hélas, qu'on ne change pas.
Et que toutes ces années à vouloir me "guérir", m'affranchir de cette dimension compulsive, obsessionnelle et addictive étaient vaines.

Il ne sert à rien de lutter : la nature revient toujours au galop.
Comme au judo - il faut se servir de la puissance de l'adversaire pour gagner.
ð  la seule démarche à adopter - et que je pense avoir apprivoisé dans un réflexe de survie - c'est Turn Adversity into Advantage

Mes obsessions, mes addictions : et si j’en faisais des forces?
Et si je les assumais, pour en faire des alliées pour atteindre mes objectifs?
Oscar Wilde ne disait-il pas que « le meilleur moyen de résister à la tentation, c’est d’y céder » ?

Je suis accroc aux livres. Ok, faisons de bonnes études, essayons de ch
Je suis accroc au sport. Ok, servons-en nous pour garder une silhouette de rêve malgré 3 enfants.
Bon, évidemment le propos se complique lorsqu'on évoque l'addiction à la maigreur (anorexie) ou à des substances psychotropes.

Aujourd'hui, je pense pouvoir lister mes addictions. Et plutôt que d'essayer de lutter, je les cultive.
Chant, danse, sexe, sport, alcool, fêtes, écriture, glaces (oui, oui, je revendique une addiction aux glaces…)
Entre autres.

 
Ma boulimie d’activités ne me fait plus peur. Je fonctionne ainsi. Et je l’assume.
Et si, un jour, je dois voler dans le décor pour m’être perdue dans 1000 projets différents. Alors soit.
J’en aurais profité. J’aurais vécu, vibré, bougé.
Non sans avoir remercié mon Créateur de m’avoir donné la chance de vivre ces moments-là
Non sans avoir partagé avec mes proches ma joie de vivre intensément cette vie terrestre.
Non sans avoir essayé de donner et de transmettre autant que j’ai reçu.
Merci pour tout.

lundi 16 mars 2015

Le joint, l'alcool et le couple

Hello les amis,
Aujourd'hui j'évoque un sujet grave : le couple. La vie de couple. Toussa, quoi!

Bon, pour remettre les choses dans leur contexte, je suis obligée de dire que depuis 1 mois (depuis le 10 février 2015 très exactement), je n'allaite plus.
Et je ne suis pas enceinte.
Et je suis encore sous contraception.

Le 10 février 2015, j'ai fêté mes 5 ans - depuis le 10 février 2010 - durant lesquels j'étais soit enceinte (27 mois), soit allaitante (30 mois), soit en attente de mon retour de couche pour pouvoir ré-enchaîner un enfant, donc sans contraception (3 mois). OUI, nous avons "enchaîné" :)

5 ans.

5 ans, bordel.


Une page de ma vie se tourne.
Je suis toujours l'épouse de mon mari, toujours la mère de mes enfants.
Mais le curseur femme - épouse - mère se déplace.

Notre couple se retrouve de nouveau pour du plaisir uniquement - comme à nos débuts, où la conception d'un enfant n'était pas la finalité de nos rapports

Et en même temps, cela n'a rien à voir avec "nos débuts" : sans doute une certaine expérience, une intimité que les grossesses et les accouchements ont sublimé, une confiance renouvelée...

Certaines choses changent. Et puis d'autres sont immuables.
L'alcool et le joint, notamment - avec lesquels j'avais fait une "pause" durant 5 ans (enfin presque)

Le joint : hier, quelques taffes à une soirée.
En rentrant à la maison, du sexe sulfureux. Sans doute the best sex depuis l'accouchement d'Abricot (mon troisième).
Entrée dans le TOP 10 du best sex ever.

Et cela me ramène à d'autres nuits - je ne vais parler que de Grand Kiwi - où la consommation d'alcool aidant, j'étais ailleurs.

L’alcool, donc. Un souvenir particulièrement vivcae : Festival Au Fil du Son, Civray en 2011. C'était notre premier festival après les 17 mois de grossesse / allaitement de Pomme (ma première).

Avec en plus un petit effet "Amy Winehouse"!
(tu te souviens, Amy, elle s'est prise une OD car elle a consommé beaucoup après avoir fait un break... Eh bien quand tu ne bois pas d'alcool pendant 9 mois de grossesse et 8 mois d'allaitement... et que tu reprends, et que tu pèses 47 kilos... Il en faut peu pour faire beaucoup d'effet!)

Civray : de l'alcool, des mélanges. Et un black-out. Partiel, seulement. Et heureusement, car la nuit fut chaude. Très chaude.
 

Retour à ce matin. Je me réveille avec une question : pourquoi l'alcool et le joint sont - pour moi - de si bons partenaires du plaisir?
Grand Kiwi dit que j'étais "très détendue".
Ah.

Alors voilà. Je me sens définitivement passée dans cette "nouvelle ère" de ma vie.
Une ère où j'assume d'écrire que non seulement j'aime le bon vin, mais j'aime aussi l'excès.
Non seulement j'aime - en soirée, et pas trop souvent - tirer une taffe sur la cigarette d'une amie, mais quand cette cigarette est un joint, j'aime encore plus (le joint, occasionnel et festif, convival et de qualité... est mon pêché mignon)

Une ère où - dans ma vie un peu folle où tout est organisation, hyperactivité, contrôle, ambition (ok, ok, y'a aussi beaucoup de fous rires, de la musique, des amis, de chouettes collègues et surtout un mari et des enfants qui me font fondre) - il y a des moments bénis où j'ai droit de perdre le contrôle.

Paradoxalement, c'est dans ces moments de "perte de contrôle" que je construis le plus important. Le socle. La base. Mon couple. Notre couple.
Nous construisons une complicité inouïe, garante de l'équilibre de tout le reste.

Alors : l'alcool et le joint : les meilleurs partenaires du couple qui dure?

;)