Bonjour et bienvenue

« Si je ne suis pour moi, qui le sera ?
Et si je ne suis que pour moi, qui suis-je ?
Et si pas maintenant, alors quand
? »

(Hillel, Les Maximes des Pères)

Alors voici ce blog. Pour moi. Pour toi, lecteur. Pour ici, et maintenant.


lundi 3 août 2015

L'Ubaye, c'est BEAU

Les fruits sont à la montagne - tout le mois d'août!!!

Nos pérégrinations nous mènent en Ubaye



vendredi 3 juillet 2015

On avait dit "pas de larmes"...


Aujourd'hui je lui ai dit "Au revoir"

Elle m'a encore remerciée pour la délicate attention.
Et j'ai répondu "Merci à VOUS".

Alors elle m'a souri, avec toute la bienveillance possible. Une chaleur matinée d'intelligence et de pudeur.

Exceptionnelle. Une personne exceptionnelle.

J'ai noyé mon regard dans le sien. Et des larmes sont venues noyer mes yeux. Irrésistibles.
De belles larmes. Gratitude. Bonheur d'avoir croisé son chemin. Bonheur de savoir que l'on se reverra bientôt. Que nous nous souviendrons d'elle toute notre vie.

Vite, détourner le regard. Murmurer "Au revoir, bel été à vous", tourner les talons et partir.
Garder au fond du coeur tout ce que cette femme a changé dans notre vie.
Sortir de l'école.

Sourire en réalisant que l'on fait partie de ces parents qui pleurent en déposant leur enfant le dernier jour d'école.
Assumer.


Géraldine (prénom modifié) est la maîtresse de mon aînée - Pomme. Pomme était en moyenne section cette année.


La maîtresse de Petite Section disait de Pomme qu'elle ne communiquait pas, ou très peu, avec les adultes. Qu'elle interagissait peu avec ses camarades. Nous avions fini l'année de Petite section chez le psy, avec Pomme. Inquiets pour elle. Inquiets pour nous. Le psy nous avait dit que Pomme était normale, que tout irait bien.

La rentrée en Moyenne Section, nous l'avons vécue avec fébrilité.
A nos questions angoissées, Géraldine répondait avec calme et compréhension. "Non seulement tout se passe bien, mais tout se passe TRÈS bien"

Et tout s'est, en effet, très bien passé. Nous avons assisté, ébahis et heureux, à l'éclosion de notre enfant. Éclosion sociale, comportementale, intellectuelle, scolaire, sportive...

Notre "grande" (elle n'a que 4 ans et demi) rayonne chaque jour un peu plus. Et tout cela, nous le savons, c'est le fruit du temps.
De l'amour. Beaucoup d'amour.
Et de l'immense bienveillance de Géraldine, qui a su créer un cocon, un espace où Pomme s'est sentie en sécurité, en confiance.



Merci. Juste MERCI

mercredi 1 juillet 2015

Elle ne m'a pas rappelée...


Elle était rayonnante.

Rayonnante dans sa robe.

Ses copains n'étaient pas en train de danser. Alors elle s'est avancée, seule, vers les musiciens. Et s'est mise à onduler. Son corps était porté par la musique. Mouvements harmonieux. Et moi, je ne pouvais détacher mes yeux d'elle.

J'ai patienté jusqu'à ce que mon Surmoi comprenne qu'il n'avait aucune chance de l'emporter ce soir-là. Et je suis allée la voir:
 "Vous avez une très belle robe, lui ai-je dit.
- Pardon me?
- Ok, you've got a beautiful dress. You are beautiful. Where did you buy your dress?"


Elle a éclaté de rire. Et la conversation s'est poursuivie, dans un adorable mélange de français et d'anglais. Ely vient de Singapour. Elle est en France depuis 3 ou 4 mois, son français est en bonne voie...

La robe vient de Singapour, où elle l'a achetée pour presque rien.
Forcement je suis déçue (elle n'aurait pas pu répondre Zara?!)
À mon air déconfit, elle oppose un sourire irrésistible et une réponse sans équivoque :
"Cette robe, je te la donne!"

À ce moment là, je crois que j'ai ramassé ma mâchoire sur le trottoir.
Un monde idéal, où le tissu humain, l'échange et le partage dominent, m'est apparu possible. J'ai repensé immédiatement à ma collocation berlinoise (il y a 8 ans).

Un autre monde possible.

J'ai tout de suite proposé de lui donner en échange quelques unes de mes robes. Nous avons ri de cet échange de l'espace, de la magie que nous venions de créer. Nous avons échangé nos numéros, elle a appelé sur mon téléphone. Nous avons également  échangé un hug, une bise.

Rien de plus.

Et je suis repartie, le sourire aux lèvres et la fleur au cœur.

 

 
...

Elle n'a jamais rappelé, certes.

 
Mais un autre monde est toujours possible, hein?

:)

mardi 30 juin 2015

La première fois


Que nous nous sommes vues...
 
... Je suis restée longtemps sans voix
 
... Mon corps a frémi durant des jours des sensations expérimentées avec elle.


Je revivais encore et encore le déroulé des événements, qui m'ont conduite dans un état second. 
Jamais je n'avais vécu cela. 

Je me réentends lui dire - sur le moment même - qu'il fallait arrêter l'alcool, les drogues, tout. Car rien n'est aussi fou que "ça"!

Je palpitais jusqu'au bout de chacun de mes doigts, chacun de mes orteils. Je sentais tout mon corps vibrer. Je n'avais jamais vibré ainsi.

Une espèce de conscience de mon corps, de toutes les parties de mon corps, de chaque centimètre carré de peau, de chaque centimètre cube de chair, m'irradiait de toute part.

Son rire a traversé la pièce lorsque j'ai prononcé ces mots. Sa voix chaude m'a dit que c'est ce qui se passe lorsque l'on garde, lorsque l'on retient tout à l'intérieur pendant (trop) longtemps. Et que l'on apprend à lâcher.
Elle m'a rassurée  : " Il n'est pas facile de se mettre à nu"


Je me suis dénudée devant elle. Pour elle, mais surtout pour moi.
Je me suis dévoilée. Du moins, j'ai essayé.
Et j'ai laissé aller. Mon corps, mon souffle, ma voix.

J'avais à la fois la sensation de donner naissance, et de naître.
C'est inouï. C'est beau et magique.
Et c'est grâce à elle.

 
 
Lorsque nous nous sommes quittées, elle m'a dit "À la semaine prochaine"





Et bien, c'est long 6 jours sans voir ma Professeur de Chant




:)

jeudi 25 juin 2015

Parole libérée, certes. Mais... sexe libre?

Hello hello les amis,
Oui, j'ai conscience que les propos et contenus de ce blog se concentrent en ce moment sur des sujets grivois. Frivoles. Et vitaux, en même temps.

Ainsi, dans le dernier numéro de Tenoua (LA revue de pensée juive, dont la rédactrice en chef n'est autre que Delphine Horvilleur, auteur d'En tenue d'Eve : féminin, pudeur et judaïsme), consacré à l'homosexualité et que je ne saurais que trop vous conseiller de vous procurer...

... Un rabbin rappelle que les temps messianiques sont représentés dans la littérature talmudique comme une libération de tout ce qui est indispensable à l'homme : manger, boire et faire l'amour. La Bible a donc parfaitement conscience du caractère "vital" de l'acte sexuel. Aussi, interdire à une personne de pratiquer l'acte sexuel (en raison de ses tropismes homosexuels, par exemple)... est une abomination!


Trêve de digression kabbalistique, je finis de regarder le documentaire A quoi rêvent les jeunes filles?

Et je rejoins bon nombre d'intervenants : si la parole se libère, si les médias rendant le sexe, l'érotisme et le pornographique accessibles se sont considérablement développés avec Internet...... Je ne suis pas certaine que cela suffise / soit concommitant avec une réelle libération sexuelle, avec du sexe libre.

Car les médias enferment. Dans des clichés, des représentations. Et je confesse être la première à en être volontairement ou involontairement victime!

Un exemple?  Les pratiques évoluent et se généralisent, souvent précédées par un imaginaire diffusé par les médias : fellation (hier), demain : sodomie, bisexualité...

Cela étant, je trouve cela formidable d'être née à une époque où je peux ouvrir le débat en soirée ou sur un blog. L'échange est enrichissant.

Et les témoignages d'Ortie - photographe et réalisatrice porno, ou encore de l'équipe de rédaction du Tag Parfait m'ont émue. Tout comme la créatrice du blog Poulet Rotique.

De même, je trouve cela délicieusement dérangeant qu'on nous rappelle certaines réalités : 30% des personnes qui fréquentent les sites pornos sont des femmes. Les mots clefs qu'elles tapent ont des connotations violentes : BDSM, anal, brutal, gangbang.



Any idea why?
 
Allez, sur ce, je vous laisse avec mes / ces / vos questions... Et à très vite !



Documentaire bluffant. Bravo. A voir !

mardi 23 juin 2015

La tendresse...


Pour cette édition de la fête de la musique, j’ai retrouvé mon orchestre « d’origine ». Dont le leader n’est autre que Gilles – mon généreux guitariste de la 1ère scène !

Nous avons joué des reprises en français, en anglais, en hébreu… et en yiddish.

Dont Liebkeit (la tendresse), dont vous pouvez retrouver les paroles ici. Et la traduction.

Cette chanson fut reprise par Bourvil, sous le titre La tendresse.
En français ou en yiddish, cette chanson, me touche tout particulièrement. Elle exprime l’essentiel, à mon sens.

« On peut vivre sans richesse
Presque sans le sou
Des seigneurs et des princesses
Y’en a plus beaucoup
Mais vivre sans tendresse
On ne le pourrait pas
Non, non, non, non
On ne le pourrait pas
 »

Je vous suggère cette version, des Yeux Noirs (Youtube ou Deezer)

Aujourd’hui, je ne suis que tendresse. Et – Grand Kiwi ne le sait que trop en ce moment – j’ai besoin de tendresse.
Encore et encore, mon Namour.
Je t’aime

 
Bon, trêve de déclaration d’amour J

Si vous aimez Liebkeit, le folklore yiddish… et Les Yeux Noirs… Venez nous retrouve au concert de ParisNew York Odessa !

Emmené par Olivier Slabiak (Les Yeux Noirs) et sa merveilleuse femme, Laure Slabiak (une formidable alto, avec qui nous avons partagé des bons moments lors d’un concert en 2011), cette formation va nous emmener en voyage!
Entre mélopées yiddish, balkaniques et musique électronique... De quoi se trémousser en écoutant du bon son !
 

Cela se passe jeudi 2 juillet à partir de 20h au Pavillon Puebla (Buttes Chaumont).
 
 
PS : un grand merci à Melting Spot, avec qui nous avons fini cette merveilleuse fête de la Musique 2015! Bravo à tous les musiciens et aux bénévoles qui ont permis ce partage et cette convivialité!